Soufiane Ababri

Soufiane Ababri est né en 1985 à Tanger. Diplômé de l’École nationale des arts décoratifs de Paris, il a déjà participé à de multiples expositions, par exemple au MAC/VAL à Vitry-sur-Seine, à l’Institut Français d’Amsterdam ou encore à Bétonsalon à Paris. Son travail découle d’une « autobiographique de groupe », au sens où l’artiste observe une décontraction identitaire au profit de l’écriture d’une histoire commune, s’appuyant sur le Maghreb, l’Afrique, l’homosexualité, le post-colonialisme, mettant en lumière l’influence de la violence sur les formes de l’Histoire de l’art, sur les identités culturelles, sur les comportements touristiques, etc.

http://soufiane-ababri.blogspot.fr

BADR EL-HAMMAMI

Badr El-Hammami est né en 1979 au Maroc, a fait ses études à Bordeaux et à Valence, et vit et travaille à Marseille.

Il expérimente de façon poétique le concept de frontière autour d’un ensemble d’installations, textes, photographies, vidéo et performances. Il questionne cette notion arbitraire sans laquelle l’étranger ne serait pas. Son statut d’étranger en France lui permet une lecture paradoxale des cartes et des territoires. Car lorsque Badr El Hammami regarde une carte, il ne voit pas « des pays juxtaposés, ni des formes », mais « un réseau de lignes, une forme rhizomique qui connecte tous les territoires ».

CAROLINE TRUCCO

Le travail de Caroline Trucco se déploie à l’intersection de questions ethnographiques, sociales, postcoloniales, poétiques et visuelles. L’artiste développe depuis quelques années des recherches autour du regard porté sur l’Autre avec comme prisme le regard Occidental face à l’Afrique, ses ressortissants et leurs objets culturels. Elle construit une œuvre protéiforme, où s’entrecroisent photographie, sculpture, vidéo et écriture. Imprégnée de la poétique de la relation, l’artiste nourrit ses réflexions sur l’exotisme, l’exil, la déterritorialisation et l’errance. Remarquée au 60ème Salon de Montrouge en 2015, Caroline Trucco est diplômée de l’Ecole Supérieure d’arts plastiques de Monaco en 2013. Dans le cadre d’un post-diplôme, elle a bénéficié, par le biais du MPA Alumni, d’une bourse de recherche en Muséographie et patrimoine immatériel africain et études postcoloniales. Vivant et travaillant à Nice, elle effectue des résidences d’artistes à Vallauris, à Paris (Cité internationale des arts, Atelier résidence de la ville de Montrouge) ou à Casablanca. Résidences qu’elle jumèle à des déplacements « hors cadres » ou migrations personnelles au Sénégal, Togo, Bénin.

http://www.carolinetrucco.portfoliobox.fr

HUA YANG

Hua Yang est une artiste interdisciplinaire. D’origine chinoise, elle vit depuis une dizaine d’années entre la France et la Chine. Ces expériences de vie, interculturelles, ont beaucoup nourri ses créations. À travers ses peintures, performances, sons et vidéos, elle pense et interagir avec le monde qui l’entoure. Les créations de Hua ont été exposées au Centre Pompidou, à la Conciergerie, au Crédac, à la Fondation d’Art Kadist et à la Cité internationale des arts à Paris.

http://huayangartwork.wixsite.com/huayang

Alfredo Coloma

Né à La Havane, Cuba en 1984, nationalisé bolivien. Titulaire d’un Master II d’ingénierie informatique de l’Université Catholique Bolivienne (2007), d’une licence d’arts plastiques de l’Université Paris VIII (2011-2012), d’un Master d’arts plastiques spécialité photographie et art contemporain de l’Université Paris VIII (2012-2013) et diplômé de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles (2016). Vit et travaille entre la France et la Bolivie. Son travail « s’inscrit sur cette ligne assez fine, à la frontière donc entre la présentation et la représentation. Cette pratique s’exerce par un geste un peu borné de reprise, comme on parle de reprendre le travail, mais aussi comme on parle de repriser des chaussettes. Il s’agit, dans les deux cas, de faire l’économie de quelque chose, c’est-à- dire de se saisir de fonctions dont nous sommes trop communément dépossédés. » (Nicolas Giraud)

Cléophée Moser

Après des études à l’École du Louvre où son mémoire de Master 2 porte sur l’importance et le rôle de la couleur dans la création contemporaine du Bénin, Cléophée Moser est chercheuse et curatrice. Inscrites dans les cadres théoriques de l’art actuel, des cultural studies et des postcolonial issues, ses recherches s’intéressent aux migrations, à la circulation des savoirs et des savoir-faire sur le continent africain et leurs relations avec le reste du monde, ainsi qu’à l’utilisation de l’espace public par les artistes en France et au Bénin (Collectif BLBC, Paris ; Le Centre, Abomey Calavi). Dans une pratique de la vidéo qui s’articule avec son travail de recherche Cléophée Moser entreprend également de mettre en valeur et de diffuser les travaux des artistes avec lesquels elle collabore ainsi que ses recherches.

 

JEAN-DAVID NKOT

Né en 1989 à Douala, où il vit et travaille. Il a obtenu une licence en dessin et peinture à l’Institut des beaux-arts de Foumban. Il flirte avec les ateliers des ainés comme ceux de Hervé Youmbi, Salifou Lindou, Jean-Jacques Kanté, Pascal Kenfack, Ruth Belinga et Guinette Dale. Il structure sa démarche plastique autour de l’impact de la violence, de l’indifférence et de la passivité de la communauté internationale et des gouvernements sur la situation des victimes dans le monde mais en particulier en Afrique. Les timbres postaux géants, qui constituent l’essentiel de ses créations, interrogent et secouent les consciences en explorant et exposant des visages submergés par des inscriptions des noms d’armes de guerre. Loin d’attirer l’attention du contemplateur sur l’identité de la personne représentée, ils mettent plutôt en exergue l’expression de la tourmente qui habite « ses » personnages.

http://davidnkot.over-blog.com